Vous vous sentez anxieux, en colère, déprimé, triste, frustré, perdu, angoissé, insatisfait, et vous avez tout essayé pour aller mieux, mais rien ne réussit à vous sortir de votre mal-être.

Vous avez essayé de respirer, ou de créer des pensées positives, ou encore de visualiser les meilleurs souvenirs de votre vie, vous avez consulté des thérapeutes, et malgré vos efforts, malgré les séances d’EFT, de sophrologie, ou d’hypnose, rien ne fonctionne. Vous vous sentez toujours mal, voire même encore plus mal. Et si vous êtes thérapeute, s’ajoute encore la culpabilité et la sensation d’être un imposteur.

 

Pourquoi rien ne marche ? 

Parce que vous forcez à contre-courant !

 

Si vous luttez contre votre état, c’est que vous luttez contre vous-même, contre une situation que vous vivez et que vous ne voulez pas vivre. Alors, plus vous forcez, plus vous créez de résistance, et moins vous avez de résultats, et plus vous êtes frustré, impatient, angoissé. La spirale infernale s’enclenche ! Le problème n’est pas la méthode, mais votre façon de vous l’infliger, comme une arme de destruction contre la partie de vous qui va mal et que vous ne supportez pas. Au contraire, elle a besoin de soin ! Et non, ce n’est pas de la complaisance, mais juste du bon sens.

C’est comme si vous étiez en mer, sur votre voilier, et qu’une immense vague arrivait sur vous. Si vous vous dites : « Je dois l’éliminer, elle doit disparaître, elle n’a rien à faire là », vous courez à la catastrophe. Sa puissance est telle que vous finirez au fond de l’eau.

La vague est là, et vous devez composer avec elle ! Tout comme vos émotions qui vous submergent ou les pensées négatives qui vous assaillent, quand vous êtes pris dans la vague, vous ne devez plus lutter, mais aller dans le sens du courant. Vous devez vous laisser porter jusqu’à ce que la vague s’apaise.

Notre époque encense la réussite, les résultats, l’efficacité, le bien-être et le bonheur à tout prix. Partout, on nous dit combien c’est bon de méditer, de lâcher-prise, de faire la paix avec soi-même, de positiver. Bien entendu, tout est juste et bénéfique, mais l’effet peut devenir pervers, à force de… forcer.

Quand arrêter tout effort? Quand vous sentez qu’ils génèrent une anxiété, une frustration, une colère. Dans ce cas, ne persistez pas surtout, et n’écoutez plus les conseils des un et des autres : « C’est simple, t’as qu’à méditer, ou arrête la viande. Tu as pris du magnésium? Et as-tu essayé la respiration carrée? Reste positif surtout. Tu sais bien que c’est toi qui as créé le problème, tout est dans ta tête, tu es créateur de ta réalité… » Arrrgh !

 

Vague

 

Alors, que faire quand  on a tout essayé et que rien ne marche? 

Rien…

Rien signifie quoi? Ne pas essayer de forcer, ne pas prendre de décision, ne pas résister à ce qui se passe, ne pas lutter. Donc il n’y a rien à faire.

 

… à part accepter votre mal-être !

Vous accepter AVEC cet état de mal-être vous permettra d’éliminer une grande partie de vos tensions. 

Ce à quoi on résiste persiste, disait Bouddha.

En accueillant votre mal-être sans le juger, vous sentirez un soulagement immédiat et vous éviterez de tomber dans la spirale infernale, la rumination et la dramatisation.

Ce n’est qu’ensuite que vous pourrez à nouveau appliquer des méthodes ou des techniques. Et surtout, ne réagissez pas à la situation ou à la personne qui l’a produite sans avoir au préalable effectué cette étape. Vous pourriez le regretter. Donc prenez votre temps. Ajournez vos envies de répondre ou votre désir de tout plaquer.

Ce premier pas vous permettra de prendre du recul et de ne pas dramatiser. Peut-être même qu’il vous suffira pour aller mieux. Et quand vous vous remettrez en action, vous le ferez avec conscience et lucidité.

 

Lorsqu’il n’y a pas d’ennemis à l’intérieur, les ennemis à l’extérieur ne peuvent pas vous atteindre.  Proverbe africain

 

S’accepter, oui mais… comment faire ?

Soyez bienveillant avec vous-même comme le serait votre meilleur ami. .

Arrêtez de vous en vouloir pour ce mal-être, ou de vous dire : « je devrais aller bien, je suis nul, pourquoi ne suis-je pas capable de m’en sortir, je ne changerai jamais, je n’y arrive pas, j’en ai assez d’être un boulet pour les autres, j’en suis toujours là après tous mes efforts, j’en ai marre de… »

Stooop!

Ne rajoutez aucun commentaire, constatez la situation, accueillez sans essayer de changer quoi que ce soit, sans lutter.

Trop simple pour être vrai? Non, ce n’est pas si simple que cela, malgré l’évidence; Car nous n’avons jamais appris cette vérité fondamentale, dont les effets sont miraculeux. Le défi est grandiose, oui. Relevez-le ! Surtout quand vous allez si mal ! C’est à ce moment-là que vous devez plus que jamais vous soutenir. Il est tellement facile de s’aimer quand tout va bien. Les meilleurs amis, on les reconnaît justement quand tout va mal. C’est donc dans votre mal-être que vous allez développer cette capacité d’amour, l’amour inconditionnel. Et ce mal-être vous appelle, vous signale que vous devez changer de cap. Revenir à vous.

Il est temps de commencer, maintenant : l’intention de vous apprécier, de vous accepter tel que vous êtes est le premier pas vers une nouvelle vie, plus riche, plus féconde, plus facile, car la vie s’accorde toujours au regard que vous portez sur vous-même.

 

 


ACTION : Le premier pas pour sortir la tête de l’eau

Accueillez votre mal-être avec bienveillance comme le ferait votre meilleur ami;

Si vous ne savez pas comment faire, voici quelques conseils pour vous inspirer. A faire séparément ou tout à la fois.

1. Changez de lieu : par exemple, si vous êtes dans votre lit, installez-vous dans un espace plus ouvert, assis, proche d’une fenêtre, ou sortez dans un parc. Ce simple changement d’espace changera aussi votre état d’esprit, empêtré dans le problème. Mieux, promenez-vous dans un lieu inconnu, près de là où vous vus trouvez, où tout est nouveau. C’est pour cela que les voyages à l’étranger font tant de bien : ils nous ramènent au moment présent, tous les sens en éveil. C’est alors que nous pouvons prendre du recul.

2. Changez de perspective : regardez quelques instants le ciel car quand vous levez la tête et que vous portez votre attention sur un espace ouvert, le mental se détend naturellement. Regardez l’horizon de la mer ou un mur de béton ça change tout ! trouvez un point de vue élevé, un promontoire, ou levez la tête et suivez le mouvement des nuages. En intérieur, allumez par exemple une bougie, préparez votre boisson préférée et créez un petit rituel pour vous installez dans une bulle d’écoute. Ce geste affectueux envers vous-même vous fera du bien et cassera l’automatisme des ruminations négatives.

3. Changez votre discours intérieur : parlez-vous, à haute voix si possible, avec bienveillance, comme à votre meilleur ami. Consolez-vous, rassurez-vous. Vous pouvez aussi écrire ce que vous ressentez, pour extirper les pensées de votre tête et les considérer avec r-plus de recul. Et puis posez-vous cette question : « quel est le défi qui m’est lancé dans cette situation? » Ou encore « Quel sont les bénéfices secondaires à cette situation ? » Par exemple ; je n’ai plus de travail. En fait, il ne me plaisait pas, c’est peut-être l’occasion de m’installer à la campagne. Je me suis toujours bloqué en raison de ce boulot, mais finalement, je crois qu’il est temps de changer de vie »… Notez tout par écrit.

4. Souriez-vous ! En vrai ! Le sourire est magique : il détend les mâchoires, les cervicales, il envoie au cerveau l’information qu’il n’y a pas de danger, que le corps peut se détendre, que ce n’est pas si grave finalement. Souriez durant au moins 5 minutes, même si cela vous semble bizarre au départ. Si c’est difficile, imaginez que vous souriez à à quelqu’un que vous aimez.

 

ENSUITE ?

Vous pouvez rajouter des respirations en conscience, lentes et profondes, pour rassurer le corps et le mental, pour retrouver la sensation de la vie en vous. Prenez de grands bols d’oxygène, comme en montagne ou en mer. Respirez avec douceur, sans forcer, soyez tendre avec votre corps.

Vous pleurez ? Acceptez vos larmes, accordez-vous ce relâchement. Les larmes sont un miracle : un peu comme la pluie. J’ai toujours trouvé cela étonnant, cette eau qui surgit du corps par les yeux ! Elles libèrent les tensions, en emportant avec elles le trop-plein de vos émotions. Laissez-les faire leur travail libératoire.

Vous pouvez aussi vous secouer : oui, je ne plaisante pas ! Secouez les bras, les jambes, la tête, sautez sur place. L’énergie bloquée se remettra à circuler, et il est possible que votre enfant intérieur se réveille soudain, et vous ramène à la joie et le rire.

 

Envie d’aller plus loin?

Si vous voulez découvrir les 6 autres étapes du « renflowment » pour reprendre rapidement la barre de votre bateau après une tempête intérieure, je vous invite à découvrir  « Cap vers la confiance« , éditions Trédaniel. Pas à pas, en 21 escales, vous retrouverez l’estime de vous et la confiance en vous, mais pas que…  Au-delà de l’estime de vous-même, c’est un nouveau cap qui vous attend avec ce livre, la plus belle aventure de toutes, la vôtre.

 

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